L'hôtel est construit pour Balthazar Gobelin, apparenté aux célèbre teinturiers.
En 1651
Le fils de Balthazar Gobelin, Antoine, marquis de Brinvilliers, épouse Marie Madeleine d'Aubray.
En 1659
La marquise rencontre et devient la maîtresse du chevalier de Sainte-Croix, mauvais sujet qui lui apprend à confectionner des poisons.
Vers 1665
la marquise, qui est aussi dame de charité à l'hôtel-Dieu, expérimente son meilleur mélange (venin de crapaud, arsenic et vitriol) sur des malades puis son père et sur ses frères.
En 1672
arrive l'inattendu : la mort subite du chevalier de Sainte-Croix.
La marquise, qui ne peut récupérer chez lui une cassette compromettante, s'enfuit aux Pays-Bas; elle en est ramenée par un agent du célèbre lieutenant de police La Reynie. Jugée et condamnée, elle est exécutée en place de Grève.
La marquise de Sévigné décrit la cérémonie :"C'en est fait : la Brinvilliers est en l'air. Son pauvre petit corps a été jeté, après l'exécution, dans un fort grand feu et ses cendres au vent; de sorte que nous la respirons et qu'il va nous prendre quelque humeur empoisonnante dont nous serons tout étonnés".
À la mort de Brinvilliers, l'hôtel est saisie et vendu. L'un des nouveaux propriétaires, Foucault, persécuteur des Huguenots et ami d'Antoine Galland, traducteur des Milles et une nuit, loge à l'hôtel d'Aubray.
Au XXe siècle
l'hôtel est propriété d'une congrégation de missionnaires qui le vend vers 1985 à des particuliers.
L'hôtel présente sur rue un corps de logis sobre aux hautes fenêtres. Le portail comporte, côté jardin, un mascaron à double visage masculin de belle facture.
Les deux ailes encadrent un jardin intérieur charmant de style "jardin de curé". Celle de gauche abrite un remarquable escalier dont la voussure, très originale, est sculptée des motifs champêtres.
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Crédits @Tanase