Le quartier du Marais, votre hôte à Paris
3e et 4e arr. de Paris
Vues de Marais :  histoire, architecture, événements, musique, musées, ballades, hôtels, restaurants, cafés, bars, boutiques ...
  

Accueil > Le Marais > L'architecture > L'hôtel particulier
 

L'hôtel particulier


Site françaisEnglish web site


Je m'abonne à la Newsletter


Recommandez ce site
Votre opinion

Boutique en ligne
Offres et demandes d'emploi dans le Marais
Petites annonces en rapport avec le Marais
Contacts

Le Village Saint-Paul est le VILLAGE DES ANTIQUAIRES de Paris par excellence.  

Association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique

parislemarais.com est audité
   
Hôtels particuliers
dans le Marais

L'hôtel d'Angoulême (Lamoignon)
L'hôtel des Archevêques de Sens
L'Arsenal
L'hôtel Aubert de Fontenay (Salé)
L'hôtel d'Aubray (de Brinvilliers)
L'hôtel d'Aumont
L'hôtel de Beauvais
L'auberge de l'aigle d'Or (de Berlize)
L'hôtel Bouthillier de Chavigny
L'hôtel Hénault de Cantobre
L'hôtel Carnavalet
L'hôtel Coulanges
L'hôtel Fieubert
L'hôtel Génégaud
L'hôtel Libéral Bruand
Maison dite de MARIE TOUCHET
L'hôtel Marle
Maison d'Ourscamp
L'hôtel de Sens
L'hôtel de Soubise

Hôtels de tourisme


C'est l'élément le plus intéressant, le plus complexe aussi, du point de vue urbain et architectural. La définition de L'hôtel est malaisée car elle repose sur des paramètres subjectifs.

C'est une grande demeure construite pour une seule famille, dont la taille et le décor renvoient au rôle social que cette famille joue ou aspire à jouer dans la cité.

L'hôtel est ouvert sur la rue par une porte cochère soulignée par de armes; il possède une grande cour est souvent un jardin.

Enfin, L'hôtel renferme des pièces spécifiques à la haute société : galerie, chapelle privée...

L'hôtel est déjà un élément important de la ville médiévale. Jadis, les quartiers du Louvre et des Halles en étaient remplis, mais les mutations de la ville les ont fait disparaître presque complètement.

Lorsque l'on parle aujourd'hui d'hôtel particulier (à Paris), c'est au faubourg Saint-Germain ou au Marais que l'on songe.

Pourquoi le Marais est-il, par excellence, le laboratoire de ce que l'on appelle traditionnellement "L'hôtel entre cour et jardin", formule trop restrictive et à laquelle on préfèrera celle d'hôtel "à la française"?

Tandis que la ville médiévale n'offrait pas toujours des terrains réguliers, obligeant à des plans tordus, compliqués, avec des angles rentrants, le Marais, au contraire, était encore largement, au milieu du XVIe siècle, un vaste champ à bâtir, avec un terrain plat et des rues neuves rectilignes.

Des conditions topographiques nouvelles, qui pèsent toujours sur l'architecture d'un poids caiptal, étaient donc réunies, au moment où l'art s'abreuvait aux modèles ramenés d'Italie; on sait, en effet, à quel point les guerres des Valois-Orléans et Angoulême, peu fructueuses sur le plan militaire, furent riches sous le rapport de l'art.

Il faut aussi souligner que l'apparition, à cette époque, d'hôtels en nombre important, et suivant un canon très semblable, correspond également à l'émergence au XVIe siècle du second âge de la monarchie : de militaire, de "féodale", elle entre dans l'âge administratif.

Le roi gouverne désormais avec l'appui d'une puissante administration, composée non de fonctionnaires, qui n'existaient pas, mais de robins, c'est-à-dire de bourgeois ayant acheté une charge et ayant été anoblis au service de l'État. Ceux-ci, à la différence de la noblesse d'épée, qui se ruinait alors par ses frondes contre l'État, avaient moins besoin d'un château en province, sur des terres qu'ils n'avaient pas encore achetées, que de résidences urbaines, proches du Pouvoir, qui se sédentarise et se centralise tout à la fois : Paris redevient en 1528, et jusqu'en 1682, le siège permanent du gouvernement.

Comment définir un trait commun à ces hôtels?

La composante principale des demeures qui vont s'élever est la symétrie : voilà ce qui est réellement nouveau. Plus, en tout cas, que le fameux plan entre cour et jardin, qui nous distingue des italiens, mais qui existait dès le Moyen Age comme l'attestent L'hôtel Jacques Cur à Bourges, et, à Paris, les hôtels de Cluny et de Sens. Il convient d'ailleurs de nuancer le propos, puisqu'il existe aussi un type d'hôtel en façade sur la rue, bien représenté dans le Marais.

On peut distinguer deux grandes époques dans l'évolution architectural de L'hôtel : le temps de la simplicité et le temps de la subtilité.

Entre les deux, sous Louis XIII, se place une période de tâtonnement et de recherche passionnante, véritable révolution de l'art d'habiter, conduite par : François Mansart et Louis Le Vau.


Le temps de la simplicité

Les hôtels construits dans le Marais, de la Renaissance au règne de Louis XIII, obéissent à trois caractères simples et clairs:

 1.- Le corps de logis est placé entre une cour et un jardin d'agrément, l'éloignement de la rue étant recherché. Mais surtout, L'hôtel est construit sur un axe unique ou centré .


 

 2.- Le corps de logis est simple en épaisseur, c'est-à-dire qu'il n'y a qu'une seule enfilade de pièces dans la largeur de l'édifice, et que celles-ci s'ouvrent à la fois sur la cour et le jardin.


 

 3.- la distribution est simple et juxtaposée. Ces hôtels sont élevés suivant un modèle qui va perdurer jusque sous Louis XIII, soit cinq niveaux :

Caves
étage demi-sousterrain
rez-de-chaussée surélevé
étage noble
comble

Les appartements sont divisés par étage, et distribués par sexe : monsieur est en règle générale au rez-de-chausée, madame à l'étage.


Le temps de la subtilité

L'hôtel "à la française" va connaître, sous le règne de louis XIII et durant la période Mazarin, une série d'améliorations qui, agissant les unes sur les autres, entraînent un renouvellement complet de l'art d'habiter. Les formules alors mises au point seront celles utilisées depuis le règne de XIV jusqu'à la Révolution.

Ces changements s'enchaînent les uns les autres, affectant la distribution intérieure et aussi générale. On peut essayer de les classer en quatres groupes:

  1.- La maîtrise de l'espace, au service d'une symétrie toujours plus grande et d'une utilisation intensive des parcelles à construire, se parfait.


 

2.- Le corps de logis simple en profondeur est abandonné et remplacé par un corps de logis double en profondeur, dans un souci d'agrandissement des appartements et de commodité plus grande. Il y aura désormais une série de pièces regardant côté cour et une autre côté jardin, séparées dans le sens de la longueur par un mur de refend.


 

3.- Les combles se modifient. On ne peut plus, en effet, couvrir de la même manière un corps deux fois plus large, sous peine d'être obligé de construire d'immenses combles droits coûteux en bois et de perdre beaucoup d'espace.

Mais les progrès de l'art de la charpenterie ont bientôt raison du comble droit à la française. C'est ainsi que du doublement en épaisseur des corps de logis apparaît une seconde innovation, le "comble brisé". Mis en forme par Pierre Lescot au louvre d'Henri II, il est rapidement appelé "comble à la mensart", car François Mansart l'utilisa assez tôt et avec ingéniosité. Ce nouveau comble se présente un peu comme un comble droit dont on aurait brisé la pointe pour l'aplatir : le toit comporte donc deux fois deux pentes, contre deux versants uniques auparavant. La partie la plus verticale s'appelle un "brisis", l'autre, plus plate, un "terrasson".

En raison de la pente, le brisis est recouvert d'ardoises, le terrasson de tuiles plates, solution la plus courante, qui donne au toit parisien de la période classique une chaleur de couleur unique.


 

4.- Cependant, la dernière innovation, celle du "plan désaxé", est la plus décisive et semble couronner l'évolution des années 1630-1640. On la trouve esquissée dès 1546 à L'hôtel Carnavalet, mais, comme le comble brisé, elle ne sera appliquée véritablement qu'à partir du milieu du XVIIe siècle. Ce plan désaxé consiste à créer non pas une, mais deux cours côte à côte, la grande cour et la cour des communs, en conservant derrière le corps de logis un seul jardin. Ainsi, l'axe de la porte d'entrée et de la façade principale sur la cour d'honneur n'est plus le même que celui de la façade sur jardin : il y a un désaxement .

Pour être complet, il faut évoquer trois types de plans non orthodoxes :

- le premier consiste à placer le corps de logis principal en façade et non au fond de la cour.

- le deuxième type de plan est celui de L'hôtel double. Celui-ci s'organise apparemment comme un seul hôtel mais en forme en réalité deux.

- le troisième type est le plus complexe : il peut être qualifié de plan en "poêle à frire". Sur la rue sont édifiés deux immeubles de rapport possédant chacun leur entrée, sous lesquelles prend une longue allée conduisant à L'hôtel proprement dit, établi en arrière. L'hôtel de Berlize, rue du Temple, en est le meilleur exemple.







Site optimisé pour une résolution 1024 x 768
et les navigateurs Internet Explorer à partir de 4.0 et Netscape à partir de 6.0
Crédits @Tanase