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La première action remarquable (et remarquée)
du Paris historique fut la sauvegarde du quartier du Marais
dans les années 60. Ilot voué à la démolition
pour cause d'insalubrité dès la fin de la guerre, ce quartier
ne dut sa réhabilitation qu'à la ténacité
et la clairvoyance d'une poignée de bénévoles qui,
sous la conduite d'un ingénieur, Michel Raude, attirèrent
l'attention des pouvoirs publics sur l'état de délabrement
de la quasi totalité des prestigieux hôtels particuliers
du XVIIe siècle, qui méritaient d'être sauvés.
Pour ce faire, Michel Raude crée, en 1962, l'association
Le Festival du Marais. Grâce à la mise en place
de manifestations culturelles variées (pièces de
théâtre, opéras, concerts donnés dans les
cours des hôtels particuliers), le Festival sensibilise
le public et les responsables politiques sur l'importance des actions
à engager en faveur du patrimoine architectural menacé.
L'année suivante, André Malraux, alors ministre
de la Culture, fait voter la loi des secteurs sauvegardés, et
le Festival du Marais se double de l'association pour la Sauvegarde
et la Mise en valeur du Paris historique.
L'association multiplie alors les appels à
l'opinion publique, publie l'inventaire architectural et
le plan perspectif des IIIe et IVe arrondissements, et participe
aux chantiers de bénévoles dans la plupart des
lieux historiques du quartier, en commençant par la maison
d'Ourscamp (qui est devenue son siège social par la suite),
mais aussi dans des sites aussi renommés que l'hôtel
de Beauvais, la chapelle Saint-Symphorien de l'église Saint-Germain-des-Prés,
le château de Vincennes ou encore la maison du Fontainier.
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