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Renzo Piano
Architecte et urbaniste italien (Gênes, 1937).
Renzo Piano collabore, au début des années 1970, avec Richard Rogers à divers projets d'habitat flexible à partir de structures métalliques. Les deux architectes remportent en 1971 le concours pour le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, inauguré en 1977. Exerçant ensuite seul, Renzo Piano mènera une prestigieuse carrière internationale de la Fondation de Menil à Houston (1981-1986) au gigantesque aéroport du Kansaï, dans la baie d'Osaka (1989-1995).
Renzo Piano co-auteur du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou (Beaubourg)
Renzo Piano :…"Lorsque nous construisions Beaubourg nous devions réaliser une structure composée de pièces en fonte d'acier, toute la sidérurgie française s'insurgea et nous opposa un refus en prétextant que le bâtiment ne tiendrait pas debout. Mais nous étions sûrs de nous : nous nous adressâmes à Krupp, le groupe allemand qui fabrique des canons. C'est ainsi que la structure principale de Beaubourg fut fabriquée en Allemagne, et acheminée de nuit, en cachette. Voilà un cas où la technique a protégé l'art, où notre connaissance des structures a libéré notre capacité d'expression"…
Renzo Piano :…"Je n'ai jamais eu l'occasion de m'éloigner de Beaubourg. Je travaille ici, à Paris, à seulement quelques rues de ce lieu. Je n'ai donc jamais quitté le lieu du "délit". J'ai toujours participé à son évolution. Je n'ai jamais eu l'occasion de m'éloigner pour avoir une sorte d'objectivité critique. Beaubourg est un bâtiment flexible et dès les premières discussions que j'ai eues à propos de sa rénovation, nous avons décidé de supprimer un certain nombre de murs parasites. Nous avons aussi convenu qu'il fallait agrandir les surfaces. Il fallait aussi doter le forum d'une capacité d'accueil plus grande notamment pour les réunions. En 25 ans, les temps ont changé. Il y a eu aussi cette volonté de créer une entrée pour la bibliothèque différente, chose dont je ne suis toujours pas persuadé du bien fondé aujourd'hui. L'aspect assez utopique de l'espace tel que nous l'avions conçu avait disparu au cours des années sous les assauts des conservateurs toujours désireux de mettre des cloisons entre l'extérieur et les œuvres. Redonner de la transparence fut aussi une de nos préoccupations premières "....
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